Vous cherchez à convertir un fichier UBL
Trois besoins très différents se cachent derrière ce seul mot. Cette page les démêle, traite tout de suite les deux qui sont légitimes, dans votre navigateur, et explique pourquoi le troisième est le plus souvent une erreur.
Trois besoins, un seul mot
On cherche à « convertir de l’UBL » pour des raisons qui n’ont presque rien en commun. Nommer la vôtre d’abord vous évite un outil qui résout le problème d’un autre :
- Vous voulez le lire. Un fournisseur vous a envoyé un fichier
.xml, il n’affiche que des balises, et vous devez vérifier un montant ou une échéance. C’est de loin le cas le plus fréquent : et ce n’est pas une conversion du tout. - Vous voulez les données. Il vous faut les lignes, la ventilation de TVA ou les totaux dans un tableur ou un outil comptable, sans les retaper. Là, c’est une vraie conversion, et elle est simple.
- Vous voulez un autre format. Une plateforme refuse votre fichier et réclame du CII, du XRechnung ou du Peppol BIS. C’est une vraie conversion aussi, et presque jamais quelque chose à faire soi-même.
Les deux premiers se règlent ci-dessous, tout de suite, sans compte. Le troisième mérite un avertissement plutôt qu’un outil.
Pour le lire : aucune conversion nécessaire
Un fichier UBL est une facture écrite entièrement en XML, sans aucune couche visuelle. Rien ne lui manque : ce qui manque, c’est le programme qui sait que PayableAmount désigne le net à payer et DueDate la date d’échéance.
Fournir cette couche, ce n’est convertir rien du tout. Le fichier reste exactement tel qu’il est ; seul l’affichage change. Déposez-le sur la page d’accueil et la facture réapparaît mise en page : émetteur, client, lignes, ventilation de TVA, totaux, règlement.
Elle est aussi contrôlée sur la norme EN 16931 à l’ouverture : un IBAN dont la clé ne passe pas, un montant de TVA qui ne correspond pas à sa base, une échéance antérieure à l’émission. Un convertisseur vous montre le fichier. Ceci vous dit s’il tient debout.
Pour récupérer les données : export CSV ou JSON
C’est la conversion qui vaut la peine, et c’est celle qu’on demande le moins. Une fois la facture ouverte, deux exports sont disponibles :
- CSV : s’ouvre directement dans un tableur, avec le séparateur et la virgule décimale qu’attend un Excel français. Aucune colonne à recoller à l’ouverture.
- JSON, la facture entière en données structurées, pour un script ou une intégration.
Un dossier entier se traite en une passe, avec un récapitulatif exportable. C’est là que le temps se gagne réellement : pas sur une facture, mais sur les quarante arrivées ce mois-ci.
Pour obtenir un PDF : à lire avant
« Convertir UBL en PDF » est la formulation la plus cherchée, et celle qui recouvre le malentendu le plus coûteux.
Un PDF fabriqué à partir d’une facture électronique n’est plus une facture électronique. C’en est une image. Les données structurées (celles que lit votre logiciel comptable, celles qu’attend l’administration) ont disparu. Conservez le fichier reçu, inchangé, quoi que vous en tiriez par ailleurs.
Cela dit, imprimer est légitime et souvent exactement ce qu’il vous faut : pour classer, pour transmettre à votre comptable, pour joindre à une note de frais. Ouvrez la facture ici et imprimez-la depuis votre navigateur : vous obtenez un PDF propre et lisible, et l’original reste intact sur votre disque.
Notez ce qui n’est pas proposé : aucun téléchargement de fichier converti. Une page qui vous remet une « facture convertie » vous invite à la conserver à la place de la vraie, et c’est précisément ce qu’il ne faut pas faire.
Si une plateforme refuse votre fichier
Convertir de l’UBL en CII, ou vers un profil XRechnung ou Peppol BIS, est une opération réelle : et que vous ne devriez presque jamais réaliser vous-même. Deux raisons :
- Ce n’est généralement pas un problème de format. Peppol BIS Billing 3.0 et XRechnung sont de l’UBL, avec des champs obligatoires en plus. Un fichier refusé pour une référence acheteur manquante ne se répare pas en le convertissant ; il se répare en ajoutant la référence à la source.
- C’est le métier de votre prestataire. Celui qui émet vos factures, ou la plateforme qui les transmet, convertit entre profils dans le cadre du service. Le faire à la main au milieu revient à endosser un document que vous n’avez pas produit.
Ce qui vaut la peine d’abord, c’est de savoir ce qui est refusé. Ouvrez le fichier ici : les constats nomment la règle en défaut, avec les chiffres réels, en langage clair. Apportez ça à votre prestataire plutôt qu’un fichier converti.
Rien ne quitte votre navigateur
Une facture porte votre chiffre d’affaires, le nom de vos clients, vos conditions commerciales et souvent un IBAN. Téléverser ça chez un convertisseur inconnu pour voir un tableau est un mauvais échange.
Tout ce qui précède se passe sur votre machine. Le fichier est lu dans le navigateur et n’est envoyé sur aucun serveur : pas de téléversement, pas de compte, pas de journal. Vous pouvez le vérifier : chargez la page, coupez le réseau, puis déposez le fichier. Ça fonctionne encore.
Questions fréquentes
Existe-t-il un convertisseur UBL gratuit en ligne ?
Plusieurs, et la plupart résolvent un problème que vous n’avez peut-être pas. Si vous voulez lire la facture, aucune conversion n’est nécessaire : Lekteo l’affiche en clair, gratuitement, sans compte et sans téléversement. Si vous voulez les données, exportez en CSV ou en JSON.
Peut-on convertir un fichier UBL en PDF ?
Vous pouvez imprimer la facture mise en page en PDF depuis votre navigateur. Sachez qu’un PDF produit à partir d’une facture électronique n’est plus une facture électronique : les données structurées sont perdues. Conservez toujours le fichier d’origine à côté.
Peut-on convertir de l’UBL vers Excel ?
Oui, via l’export CSV, qui utilise le séparateur et la virgule décimale qu’attend un tableur français. Ouvrir le XML brut directement dans Excel produit une colonne par balise sur des dizaines de niveaux imbriqués, et ne ressemble à aucune facture.
Convertir mon fichier le rendra-t-il conforme ?
Non. Une conversion change la façon dont la facture est écrite, pas ce qu’elle dit. Un fichier rejeté pour une mention obligatoire manquante reste non conforme après conversion. Identifiez la règle en défaut, puis corrigez-la à la source.